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PROPHETE DE MAUVAISES AUGURES, JUGES ET PARTIS… |
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17-10-2009|
Écrit par N.R
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Norbert Lala Ratsirahonana a donné une impression de déjà vu dans son discours, lors du congrès du parti AVI qu’il a fondé en 1997.
Donneur de leçons infatigable, épaulé par son lieutenant Laurent Ramaroson, une fois de plus, il a remis au goût du jour son couplet paternaliste. On ne sait plus exactement si c’et une menace ou un conseil ce qu’il a prodigué en s’adressant à Andry Rajoelina et consorts. En claironnant haut et fort, que ceux qui se sont passés de leur compagnie ou qui se sont permis de les écarter, ont tous connu la dégringolade…politique. Allusion sans équivoque à l’empêchement d’Albert Zafy et aux récents déboires de Marc Ravalomanana. Prophètes de mauvaises augures ou maîtres chanteurs patentés, certains barons de la politique de bas étage ne savent quoi inventer pour amuser la galerie, tout en espérant impressionner les novices pour arriver à leurs fins. D’un autre côté, le recours déposé par Monja Roindefo au greffe du Conseil d’Etat fera date. Ce faisant, le Premier ministre d’une Transition déjà fort empêtrée dans ses propres contradictions internes, a provoqué un séisme d’une magnitude inquiétante, en obligeant la classe politique tout entière à prendre position. En s’adressant de la sorte à la Justice, il a changé le logiciel politicien, de tout un pays, devenu obsolète, à cause des tics hérités des septennats d’abus et de pratiques ubuesques. Fini le temps des doubles langages, qui ne permettent pas de faire une lecture intelligente de la situation politique exacte, basée sur les rapports de force réels de acteurs de la comédie du pouvoir. Après la délivrance d’une attestation de dépôt de recours, l’effet suspensif de la procédure s’enclenche « automatiquement » jusqu’au jour du prononcé du jugement relatif à l’affaire. Soucieux des effets pervers que pourraient entraîner les malentendus, le commissaire de la Loi a tenu à clarifier la situation devant la presse. Les médias n’ont retenu de ses déclarations que les séquences sensationnelles sans prendre la peine de souligner l’urgence de la procédure et la portée du sursis. Des sources sûres, généralement bien informées, avancent que le dossier y afférent est enrôlé pour la date du jeudi 22 octobre 2009. A noter que la démarche de Roindefo a bouleversé l’approche routinière du monde malgache. D’autres surprises nous attendent. Quelque soit la décision que la juridiction compétente prendra le jour de l’audience, plus rien ne pourra désamorcer la mèche lente d’une situation explosive. Et si par-dessus le marché, les moyens avancés par le plaignant sont suffisamment convaincants, pour influencer l’intime conviction de la cour, l’affaire du décret de limogeage de Monja Roindefo deviendra un évènement historique, non dans ce qu’il va apporter comme conséquences diplomatico-politiques, mais dans ce qu’elle véhicule comme changement dans les mœurs politiciens de pays. Enfin, harcelé à fond par ses anciens compagnons de route qui ne lui pardonnent pas la main de l’année 2002, Pierrot Rajaonarivelo s’est vu obligé de « rendre », une fois de plus, l’AREMA à son fondateur. Il semble avoir oublié que c’était déjà chose faite. ll croyait pouvoir tirer profit de l’exil de Didier Ratsiraka et créer son propre parti. Les réalités locales sur le terrain et à la base étant ce qu’elles sont, les manœuvres de récupération ont bêtement échoué. Force est donc pour lui et ses courtisans de rendre à César ce qui est à César…Fin de l’épisode ! |