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La dévaluation de l’ariary fait baisser l’activité chez les cambistes et les revendeurs |
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19-10-2009|
Écrit par R.B
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L’euro à 3.000 Ariary étrangle l’économie. Le nombre des opérations effectuées dans les bureaux de change a considérablement baissé.
Par exemple, le bureau qu’on a visité dans la matinée, n’a enregistré que 3 opérations seulement en 3 heures. Ce lundi 19 octobre, le prix de l’euro à l’achat se situe entre Ar 2.820 et Ar 2.860 (grosse coupure) tandis que la vente, elle varie d’Ar 3.010 à Ar 3.040. Ces bureaux nous ont expliqué qu’ils subissent de plein fouet les effets de la crise. « On est obligé de baisser le taux pour inciter la clientèle à acheter des devises. Actuellement, on est à court d’Ariary et nos devises sont stockées faute de mouvement», révèle une cambiste. « Par ailleurs, l’euro devenu, principale monnaie de change à Madagascar, écarte le dollar. La monnaie américaine se fait ainsi rare ces derniers temps », ajoute-t-elle. Le cours du dollar de ce jour est de Ar 1.550 à Ar 1.950 (achat) et entre Ar 2070 et Ar 2100 (vente). La dernière grosse vente de devise que ce bureau de change a fait s’élève à 3 000 euros. Elle date de deux semaines environ. L’autre alternative pour ceux qui ont besoin d’acheter de l’Euro se trouve au marché noir où les cours sont plus abordables : vente (Ar 2.970) et achat (Ar 2.860) en moyenne.
Promotion de fin d’année
Les importateurs figurent aussi parmi les victimes de la dévaluation de l’Ariary. A l’instar de cette boutique d’habillement à Behoririka qui est dans l’obligation de réduire ses importations. « Cette année, notamment depuis le mois de juin, notre arrivage passe d’une fois tous les deux mois à une fois tous les quatre mois », indique le propriétaire de la boutique. « Deux raisons expliquent cette baisse. Il y a la dépréciation de la monnaie malagasy qui nous fait courir à notre perte. D’un autre côté, il y a la lourdeur administrative des douanes. Une situation accentuée depuis le début de la crise ». Ce revendeur nous fait remarquer que le délai de livraison, « est passé de 28 jours auparavant à deux mois actuellement ». Mise à part la lourdeur administrative, la crise dans le monde affecte aussi les cargos. Le nombre des bateaux qui transportent les marchandises ont diminué, obligeant, les opérateurs à faire la queue. Face à ce rythme, y aurait-il cette année une promotion de fin d’année ? « On va faire de notre mieux ! C’est une tradition de baisser les prix à un moment donné, au détriment de notre bénéfice. D’ailleurs, l’arrivage pour les fêtes de décembre est déjà sur place. Ceci afin d’éviter tout retard ». En effet, depuis juin, ce magasin est contraint de réduire de 35% sa marge bénéficiaire. Une réduction qui n’a pas empêché la vente de chuter jusqu’à 45%. « Les clients achètent désormais le strict minimum ». |