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Des vertus de la Co-Présidence |
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19-10-2009|
Écrit par E.R
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Malgré les « bévues » du G I C en terre malagasy sur la question de la présidence de la Transition, il est un rattrapage de l’Union Africaine qui ne peut être passé sous silence, voire à bien mettre en valeur pour que les problèmes récurrents à l’Afrique et Madagascar ne reparaissent plus de manière cyclique.
Ainsi pour le cas de la Guinée, Conakry, comme aiment à le dire la plupart des gens en parlant de ce pays, le chef de la junte militaire depuis un an peut, selon l’Union Africaine, rester au pouvoir, à condition rédhibitoire de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles de son pays. Suivez le regard ou regardez vers l’Afrique de l’est, un peu au-delà du Canal, et le cas est identique ; jumeau. - le président mauritanien doit pousser un grand ouf de soulagement car il l’a échappé belle.- Partant, pour les Malagasy en particulier, c’est totalement dans les cordes des chefs de file de diriger la Transition à 4. Ainsi, chacun pouvant surveiller l’autre, mesurer aussi ses forces et faiblesses par rapport aux 3 autres, et enfin faire valoir à la population la représentation légitime de leur personne ; pour la légalité nationale, ils l’incarnent à eux 4, et la reconnaissance internationale revient illico de facto. Car à bien se référer à Maputo’s, il n’y a pas une seule ligne où la décision échapperait aux « consensus, neutralité et inclusivité » des 4. La désignation d’un Premier Ministre s’avère donc caduque tout comme celle des deux autres postes à pourvoir. Les 4, tous les 4, rien que les 4, ensembles. Itou pour la nomination des ministres. Certes, c’est un partage de gâteau à différents échelles mais il faut bien qu’une certaine cuisine « personnelle » soit maintenue. Par la même, le premier des ministres est juste un coordonnateur, un capitaine d’équipe aux ordres des coaches. Le super risque, c’est de voir cette bande des 4 s’entendre comme larrons en foire au grand détriment de tous les satellites et / ou de ceux ayant eu des démêlés avec les élections précédentes. Si paris valait bien une messe, le pays vaut bien cette « mésalliance ». Il appartient alors à chacun de savoir « tenir » les membres de sa troupe, pour une vision à long terme, car c’est déjà la future bataille présidentielle sous la IVème qui importe. Et ce n’est pas gagné d’avance pour quiconque, dans la mesure où préalablement à tout largage de voile ou d’un quelconque symbole de départ, il est les « comptes à régler » intra communauté pouvant renforcer ou affaiblir chacune des grosses parties en présence. Bref, sortir de la crise actuelle paraît n’être qu’un « courage » politique à avoir pour celui désirant passer à la postérité historique nationale, voire universelle. L’étoffe des héros ! L’option « tournante » évoquée il y a quelques jours dans ces mêmes colonnes n’a finalement plus la côte puisque même l’Union Européenne envisage fortement son abandon pour une présidence stable. A défaut d’entente sur un nom, la collégialité des 4 est la plus « crédible » pour sauver tout ce qui puit l’être encore. |