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Ratsiraka revient au petit trot |
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19-10-2009|
Écrit par R.C.
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Ravalomanana s’est exclu de la transition. Zafy a obtenu son lot de consolation. Tgv a montré ses limites. Il reste Ratsiraka. Deba, de son nom de guerre, n’a encore rien eu parmi les quatre chefs de mouvances dans le partage du gâteau.
Et à l’allure où va ou ne va pas la transition, il semble de plus en plus évident que son ambition va à nouveau croiser son destin. Des voix s’élèvent en effet à ce que le plus expérimenté des anciens chefs d’Etat reprend le flambeau et conduit la transition. Tel est le sentiment qui prévaut actuellement dans les rangs de certains légalistes. Ainsi que chez certains zafistes las des atermoiements de Tgv et craignant le blocage du pays en cas d’échec de la réunion d’Addis Abeba. Voir ailleurs Le retour au petit trot l’homme du Boky Mena s’est dessiné depuis Maputo. En laissant les postes les moins gratifiant pour les autres mouvances, il s’est pré-positionné pour le fauteuil le plus convoité. Celui de chef de l’exécutif de la transition. Le déculotté de Mangalaza Eugène le conforte dans sa stratégie. Maintenant qu’on ne veut plus d’un premier ministre issu de sa mouvance, rien ne pourrait plus l’empêcher de prendre la présidence de la transition. Et ce n’est pour rien qu’il s’est rallié au dernier moment à Marc Ravalomanana dans son refus de rejoindre la Suisse. Le message sibyllin veut que Tgv est rejeté par deux mouvances et qu'il n'est plus apte à diriger la transition. Et en définitive, Ratsiraka, président de la transition, serait un moindre mal. |