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23-10-2009|
Écrit par E.R
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Si d’aucuns des tenants du pouvoir de fait pensent avoir triomphé « légalement » du premier ministre « putschiste », ils se trompent allègrement.
En effet, la face émergée de l’iceberg commence à se diluer dangereusement (pour eux) sous la coupe de la légalité, donc d’un retour à la situation d’avant 17 mars 2009. Car qui oserait affirmer aujourd’hui que la HCC « ranimée » n’accomplirait pas à son tour elle aussi la volte-face dont elle a le secret (dans ses procédures et ses délibérations). En tous les cas, une chose est sûre dans la justice juridictionnelle et judiciaire malagasy, « jurisprudence » : kesaco ? L’arrêt rendu hier est assimilable au niveau civil à un déni de justice, que seuls évidemment les juges pouvaient « annuler » à leur manière. Il faudrait s’attendre dès lors, avec ce regain de vitalité de la haute cour à des revirements permettant à certains de sauver la face et ce dans l’intérêt supérieur de la nation. Du style pour une « paix sociale » jusqu’à la prochaine c….. possible et imaginable des politiques. Concrètement, c’est le flou total, à la mesure du temps où le soleil et les nuages rivalisent d’alternance pour administrer le chaud et le froid sur le territoire, agrémenté sporadiquement par le troisième larron qu’est la pluie. Et si il était à ajouter un 4ème élément qu’est le désagrément occasionné par les trois premiers, de par leurs excès, c’est tout simplement le reflet des mouvances qui s’en trouve représenté par les phénomènes « naturels ». Avec pour cinquième larron, lui aussi naturel, la communauté internationale représentée par le GIC. Quid dès lors du premier ministre choisi « consensuellement » mais désigné unilatéralement, puisque les 3 autres + 1 n’en étaient qu’au stade des propositions ? Quid aussi de l’intérim censé être assuré par une vice-premier ministre, quand tous ses collègues la considèrent et la traitent plus comme une égale que comme leur chef ; pour la pratique, il faudra vraiment repasser quelque part, dans ce monde de gouvernance où chaque chef se croit LE chef, de son département à juste titre, et d’un peu plus vis-à-vis des collègues et des observateurs. Quid enfin de toutes les nominations à venir, accomplies volontairement par un président qui n’est pas reconnu comme tel par les 3 autres justement ± les médiateurs ? La résurrection de l’autorité confessionnelle de sa torpeur n’est pas non plus pour rassurer quiconque car 1°) le membre partisan l’est toujours autant, individuel ou par son adjoint, 2°) le membre victime de violence n’arrive pas à lever les suspicions pesant sur sa personne et 3°) cette institution tarde à être inclusive par l’intégration des autres religions. Question subsidiaire parmi des milliers d’autres ou résolution individuelle collective : une apparence crédible vaut mieux entre toutes que celle affichée mais non estimée ni reconnue « légitimement », légalement c’est une autre affaire et objet de toutes les revendications de reconnaissance. |