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Fetison Rakoto Andrianirina- Les sanctions vont tomber ! |
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22-01-2010|
Écrit par Naddyah.R
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Après une dizaine de jours de disparition, le co-président de la Transition Fetison Rakoto Andrianirina est réapparu, déterminé, au Carlton lors de la rencontre avec le GIC.
L’homme fort de la mouvance Ravalomanana a bien voulu nous soumettre ses impressions concernant le mandat d’arrêt dont il a fait l’objet, le rejet de la mouvance Rajoelina de ‘’cohabiter’’ :« C’est malheureux, la HAT ne pense pas à l’intérêt du peuple, les sanctions vont tomber »
The Times of Madagascar (TTOM) : La proposition de la Communauté internationale sur la sortie de crise à Madagascar est-elle recevable ?
Fetison Rakoto Andrianirina (FRA) : Elle arrive à point nommé et est conforme à notre requête, non seulement à la mouvance Ravalomanana mais pour les mouvances Zafy et Ratsiraka également.
TTOM : Aucune objection alors ?
FRA : Sur la forme non, cependant nous voulons soulever certains points comme le jumelage des élections. Pour la mouvance Ravalomanana, il serait indispensable de se pencher avant toute chose sur la constitution qui sera effectuée par le peuple. Nous pensons aussi qu’il est temps de chercher de véritables solutions pour que les coups d’état ne se perpétuent plus. Pourquoi ne pas envisager « la mise en place des états fédérés » ? On pourrait avoir un Chef d’Etat et des gouverneurs pour chaque province ou chaque région. Et tout un chacun pourrait développer son potentiel, dans l’intérêt supérieur de la nation.
TTOM : Maputo II et III sont actuellement « nuls et non avenues », n’est-ce pas un effort vain ?
FRA : Ce ne sont qu’une mise en application de Maputo I et de l’acte additionnel d’Addis-Abeba, si cela peut apaiser ‘’l’égo’’ de certains, on compatit.
TTOM : Et après le refus officiel de la mouvance Rajoelina de ‘’cohabiter’’ qu’est ce qui va se passer ?
FRA : Cette proposition de la communauté internationale s’est entièrement basée sur les accords précités et cosignés par les chefs de file dont Rajoelina en personne ; et alors la sortie de crise comme le retour à l’ordre constitutionnel gage du retour de la confiance de nos bailleurs, reposent entièrement sur ces accords. Si la HAT s’entête encore à poursuivre dans l’unilatéralisme, les sanctions vont tomber. Sachez qu’il y a deux sortes de sanctions celles dites ciblées et des sanctions au pays. Au point de vue économie l’annulation du Millenium Challenge Account et l’AGOA ont ouvert le bal. Sur le plan relationnel, la suspension de Madagascar à l’Union Africaine et le SADC en sont les preuves. L’interruption temporaire des aides financières n’est que le début d’une autre perte pour le pays. Concernant les sanctions ciblées, elles iront à l’endroit des acteurs de la transition actuelle.
TTOM : Vous avez disparu depuis quelques jours, il paraît que vous étiez parti à l’étranger ?
FRA : Non pas du tout, je suis resté au pays mais je me suis fait ‘’petit’’, par mesure de sécurité. Vous savez aussi bien que moi à qui on a affaire. Certains éléments du FATE ont un comportement ‘’bestial’’ alors comme le dit si bien notre proverbe « ny mahery tsy maody tsy ela velona ».
Concernant le fameux mandat d’arrêt, il ne tient pas. Un chef d’institution, tout comme un président de la République est protégé par une immunité politique, ils ne peuvent être arrêtés au cours de leur mandat. Alors même si j’ai reçu une convocation c’est de mon plein droit de ne pas me présenter. C’est tout. Mais je vous assure, les mandataires de cette arrestation l’ont compris, c’est pour cela qu’ils ne m’ont pas trouvé. S’ils ont voulu me poursuivre, ils m’auront déjà appréhendé.
TTOM : Cette suspension prendra fin quand ?
FRA : Je ne connais pas le mot suspension, pour moi, ce mandat n’a jamais existé. Point.
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