|
Fat- France : bras dessus- bras dessous |
|
15-05-2009|
Écrit par R.C.
|
Bref, non au retour à l’ordre constitutionnel réclamé par tout le monde.
Fat- France : bras dessus- bras dessous
Les émissaires de la Sadc sont à pied d’œuvre. Les négociations de sortie de crise ont commencé. Tous les protagonistes sont sollicités. La tension politique baisse un tout petit peu. Même si le fond du problème reste entier : le pays vit sans Etat de droit. En raison de ces pourparlers, le Fat lâche du lest sans rien renoncer sur le fond. Sur la forme, il donne l’autorisation aux légalistes de manifester à Ambohijatovo, uniquement samedi. Sur la forme, il a demandé et obtenu de certains médias de ne plus filmer les arrestations musclées et irrespectueuses des droits de l’homme. C’est pourquoi, par exemple, aucune image n’a été vue sur les différentes perquisitions menées cette semaine dont la plus injuste s'est déroulée chez le commissaire au compte du groupe Tiko. C’est pourquoi, le décès de Raveloson suite à la perquisition militarisée chez lui, est passé presque inaperçu dans les médias jadis prompts à fustiger le moindre écart des dirigeants.
Réponse
Sur le fond, rien ne bouge. Le Fat exclut toute idée de compromis et de consensus. Non à un gouvernement d’ouverture même avec des opposants comme le Crn, et les partisans de Pierrot Rajaonarivelo, non au retour à la légalité, beaucoup d’hésitation sur l’amnistie générale, non à l’arrêt des poursuites contre le gouvernement légal. Bref, non au retour à l’ordre constitutionnel réclamé par tout le monde. Sauf, bien évidemment, le Fat. Jusqu’où cette entité, à défaut d’être une institution, tiendra ? Seule la France détient la réponse à cette question. Ce pays constitue aujourd’hui plus que jamais l’appui du Fat. Ce qui s’est passé jeudi à l’ouverture de la Foire internationale de Madagascar se passe de commentaire. Il illustre à quel point Tgv et le Cmd français était bras dessus- bras dessous. |