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Ravalomanana : l’étau « français » se resserre autour du président malgache |
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30-05-2009|
Écrit par rc
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Vu la situation, l’ambassadeur de France à Antananarivo se sent obligé de recourir au service d’un garde du corps
Ravalomanana : l’étau « français » se resserre autour du président malgache
Le président Marc Ravalomanana a vu juste quand il a dit mardi dernier que « la France se démène auprès des pays francophones en vue de la reconnaissance du Fat par la communauté internationale. » Réponse du berger à la bergère, la France avance ses pions que sont la Commission de l’océan Indien (qu’elle préside au nom de La Réunion) et l’ex- Afrique occidentale française (Sénégal, Mali, Burkina Faso) où se trouve actuellement Tgv. A Antananarivo, les négociations sont « bloquées », ce qui permet au Fat de gagner du temps et de perdurer aux commandes au-delà du raisonnable. Autrement dit, l’étau se resserre autour du chef de l’Etat légal et légitime de Madagascar pour qui la perspective de regagner son fauteuil présidentielle s’éloigne au fur et à mesure que la crise s’enlise. Le cas de la Mauritanie et de la Guinée l’illustrent.
Moment propice
Cet enlisement semble toutefois voulu, la mise « hors jeu » de Marc Ravalomanana recherché par ses adversaires de toujours que sont la France et avec son bras séculier, Didier Ratsiraka. Pour eux en effet, le principal objectif reste l’après- Ravalomanana. Ils ont réussi à le renverser dans un premier temps par l’intermédiaire de Tgv lequel, à l’usage, paraît de plus en plus « incompétent » et « inapte » à gérer l’après- Ravalomanana. Ceci constitue pourtant un enjeu politique majeur du coup d’Etat du 17 mars : le contrôle de la quatrième République. Au plan international, la France a plusieurs longueurs d’avance parce qu’elle détient un droit de veto au conseil de sécurité des Nations Unies, elle président le Fmi, elle est le deuxième bailleur de l’Union européenne. Avec ça, elle peut faire tout ce qu’elle veut. Seulement, elle attend le moment propice pour agir.
Morveux
Au plan national par contre, rien n’est joué. La persévérance de l’opposition des légalistes aux « autorités de circonstance » depuis près de trois mois maintenant agit comme un grain de sable dans la machine à broyer du Fat. Par beau temps, qu’il vente ou qu’il pleuve, ils restent mobilisés sans faillir, sans faiblir. A un moment ou à un autre, il va se passer quelque chose qui fera basculer l’opinion en leur faveur tellement ils sont admirables de patriotisme et d’abnégation jamais connue dans l’histoire du pays. Vu la situation, l’ambassadeur de France à Antananarivo se sent obligé de recourir au service d’un garde du corps qui le suit partout puisqu’il sait parfaitement que tant que le Fat est là, il ny ’aura pas de sécurité dans l'île. Jamais auparavant, aucun de ses prédécesseurs n’a fait autant. Qui se sent morveux… |