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Madagascar en état de guerre … psychologique |
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18-06-2009|
Écrit par Tom Young
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Les armées sont en état d’alerte depuis une semaine. Le Fat et son exécutif multiplient les réunions de crise. Le public, de son côté, attend.
Une attente fébrile puisque personne ne sait trop quoi ce qui est attendu. L’approche du vingt six juin, deadline fixé par les légalistes pour le retour au pays du président Marc Ravalomanana, est à l’origine de cette effervescence. De fait, l’île vit en état de guerre … psychologique. Le refus du régime putschiste d’Antananarivo pour ce « retour » n’arrange pas les choses. D’autant que son appel à la « vigilance » et à la « délation » contribue grandement à cette psychose. Ce faisant, il diminue sans le savoir la « résistance » de la population ne sachant pas trop pourquoi « on » n’empêcherait le retour d’un citoyen comme un autre. Mandat d’arrêt international En fait, il y a comme une distorsion entre la condamnation de Marc Ravalomanana à quatre ans de prison par une justice expéditive et le refus du Fat de le laisser entrer dans son propre pays. « Normalement », le Fat devrait lancer un mandat d’arrêt international pour que le chef de l’Etat rentre au pays afin d’y purger sa peine. La réalité est que non seulement il ne le fait pas mais en plus il ne veut pas que Marc Ravalomanana rentre de son plein gré à Madagascar. Le Fat ne pourrait pas non plus décréter l’état de guerre puisqu’une telle mesure le vote du parlement. Que le régime putschiste d’Antananarivo a dissous au lendemain de son arrivée aux commandes par la … force. Laquelle reste finalement le seul et unique langage connu actuellement à Antananarivo par ce régime qui serait le premier au pays à engager les forces armées dans une guerre qui sera perdu d’avance. |